Canal Alpha

Journal du Jeudi 19 mars 2020


La police jurassienne fait appliquer la règle des 5

La Police cantonale jurassienne fait appliquer les mesures fédérales et cantonales édictées pour protéger la population du coronavirus. Les autorités cantonales ont déploré, mercredi, qu’elles n’étaient pas respectées de tous, particulièrement des jeunes. Ce jeudi, lors d’une patrouille de police, les places de jeux et de sport sont désertes. Le message semble être passé. Mais la police continuera ses contrôles.

Occuper les jeunes à la maison, en cours ou sur « Insta »

A Saint-Imier comme ailleurs, les élèves viennent récupérer leurs affaires et s’entrenir avec leurs enseignants. A partir de lundi prochain, l’école primaire sera totalement fermée et les cours se feront uniquement à la maison. Les petits Imériens peuvent aussi s’exercer tout en s’amusant grâce à un programme mis sur pied par l’Espace Jeunesse d’Erguël. Une activité par jour est proposée, sur Instagram, comme un cours de gym, un concours photo ou l’écriture d’une histoire, pour occuper les jeunes durant ces prochaines semaines.

Drôle de sortie pour la montre connectée de Tissot

Ce matin, Swatch Group organisait sa conférence de presse sur ses comptes et bilan 2019. C’était aussi l’occasion de présenter deux nouveautés, une T-Touch signée Tissot, première montre connectée du groupe, attendue depuis plusieurs années, qui devrait sortir cet été et une Swatch personnalisable, disponible via le site internet de l’horloger. Le coronavirus a aussi été évoqué durant la vidéoconférence, Nick Hayek, CEO du Swatch Group est revenu sur la situation dans les usines.

Les usines Biwi et Pibor ferment leurs portes

Depuis ce matin, Glovelier vit au relenti. Les directions de Biwi et de Pibor ont suspendu leurs activités jusqu’à nouvel avis. Ces entreprises familiales se sont résignées à prendre des mesures exceptionnelles pour éviter toute contamination du Covid-19. Leur volonté est bien sûr de préserver la santé de leurs collaborateurs, tout comme celle de leurs familles. Les 290 salariés de Biwi et les 130 travaillant chez Pibor sont donc au chômage technique. Un membre de la direction de Pibor nous a expliqué que la seule solution logique était de suivre l’exemple de l’Italie.

L’invité: Jean-Nat Karakash et les aides aux entreprises

Il est à la tête de l’économie et de l’action sociale pour le canton de Neuchâtel. Deux départements, qui avec la santé, seront mis à rude épreuve dans les prochains mois par la crise du coronavirus. Le Conseiller d’Etat Jean-Nat Karakash estime que près du tiers des salariés neuchâtelois sont au chômage partiel. Les petits patrons indépendants qui n’ont pas droit à cette mesure et manquent de liquidités sont aujourd’hui la priorité du canton, qui met en place pour eux des prêts sans intérêts à hauteur de CHF 30 millions. Mais cette mesure d’urgence ne pourra suffire sur la durée.

Paroles de soignants: prêts pour le choc à Pourtalès

Chaque soir, dans tous les pays touchés par la pandémie de Coronavirus, des milliers de personnes, à leurs fenêtre, applaudissent le travail des infirmières. Nous avons décidé de donner la parole à ces « petites mains » de l’ombre. Nous avons rencontré, à l’hôpital de Pourtalès, Sylvie Proca, cheffe de projet au RHNe, qui viendra prêter main forte aux infirmières au coeur du dispositif Covid-19.

Les chiffres du coronavirus au jeudi 19 mars

Le coronavirus continue sa progression en Suisse, ayant fait bondir le nombre de cas confirmés de plus de 800 en une seule journée. La barre des 100 personnes infectées dans le canton de Neuchâtel est franchie, alors qu’un second décès est à déplorer. Et pour faire face à la perte économique, le Conseil d’Etat a décidé d’accorder un total de CHF 30 millions en prêts sans intérêts pour les indépendants et les petites entreprises. Nous faisons le point sur l’évolution de la maladie dans la région.

Lucelle, petit village coupé de la Suisse

De nombreuses douanes secondaires sont désormais fermées un peu partout dans l’Arc jurassien. A Lucelle, localité franco-jurassienne, ça pose quelques problèmes. La barrière a été installée entre la partie suisse du village et le reste du pays. Les habitants doivent désormais faire un détour par une douane ouverte, à Boncourt ou Moulin-Neuf. Les véhicules prioritaires, telles que les ambulances, peuvent toutefois déplacer les barrières pour passer, en cas d’urgence.