Canal Alpha

Journal du Mercredi 3 avril 2019


Stocker le CO2 dans les sous-sols, c’est pour quand?

Plusieurs expériences géologiques sont en cours dans le laboratoire souterrain du Mont Terri à St-Ursanne, dont une qui cherche à savoir s’il est possible de stocker du CO2 dans le sol, pour réduire les émissions. Le projet, dirigé par l’EPFZ, étudie, à petite échelle, comment des formations rocheuses présentant des zones de failles retiennent le CO2.

A Neuchâtel, la tendance est au Tup’

95% des emballages plastiques sont jetés après une seule utilisation. Et comme 3/4 de la population suisse mange dehors à midi, ça fait beaucoup de déchets! Avec leur action « Box ton lunch », la Ville de Neuchâtel, GastroNeuchâtel et l’association Ecoparc proposent une alternative: venir avec son propre contenant réutilisable lorsqu’on achète un plat à l’emporter. En plus de la carte de fidélité, la Ville a ouvert le site internet: www.boxtonlunch.ch. Dès le mois de mai, elle proposera des ateliers culinaires et des ateliers zéro déchets. La Confédération a investi CHF 20’000 dans ce projet.

Flashé à 138 km/h à l’entrée des tunnels de St-Blaise

Un automobiliste du littoral a comparu, hier mardi, et risque une année de prison et deux ans de retrait de permis au minimum, pour avoir été flashé, samedi soir à 22h20, à 138 km/h dans la zone de chantier limité à 60 km/h, à l’entrée des tunnels, à la hauteur de Saint-Blaise.

La LNM tient le cap des bonnes espérances

La société de navigation sur les Lacs de Neuchâtel et Morat reprendra ses traversées samedi. L’entreprise vient d’obtenir une concession de l’Office fédéral des transports, mais deux ans uniquement. Elle en espérait 10, et devra faire ses preuves, dès cet été. La LNM annonce une série de mesures pour tenter de conserver ses 250’000 passagers transportés l’an dernier.

Duplex: et si on allait à vélo au travail?

Le Neuchâtelois Patrick Rérat, professeur à l’Université de Lausanne, vient de publier un livre intitulé «Au Travail à vélo». L’ouvrage décortique la pratique utilitaire de la bicyclette en Suisse. Et apparemment, le Suisse n’est pas un amoureux de la petite reine pour ses trajets quotidiens, puisque la part des déplacements à bicyclette atteint à peine 7%. Le principale frein à l’utilisation du vélo comme moyen de transport est le manque d’aménagements routiers.

Cette année, on fête Carl Spitteler! Qui ça?

Son nom ne vous dit probablement rien, mais en 1919, le Bâlois Carl Spitteler était le premier Suisse à recevoir le prix Nobel de littérature. De nombreuses festivités commémoreront le centenaire de cet événement, dont quelques-unes à La Neuveville, où il a enseigné. Le comité d’organisation veut rappeler l’importance qu’a eu son discours « Notre point de vue suisse », en 1914. Il a réagi aux tensions qui divisaient le pays à l’aube de la Première Guerre mondiale ,en présentant la neutralité, le plurilinguisme et le fédéralisme comme valeurs suisses indiscutables.

Ils combattent les préjugés par le théâtre

Racisme, harcèlement sexuel et moral et bien d’autres thèmes sont abordés dans ce théâtre-forum dont la pièce « I Gril I Boy I Phone » est jouée, à Porrentruy, pendant encore quelques jours, devant les 500 apprentis et étudiants du Centre Jurassien d’enseignement et de formation. Le principe est le suivant: la pièce est jouée une première fois sans interruption, puis dans un second temps avec l’intervention du public. L’objectif est de sensibiliser les élèves sans verser dans la morale pure et dure.

L’invité plateau: Pascal Olivier

A l’heure de présenter les chiffres 2018 de Bio Suisse, cette fois depuis la fromagerie des Reussilles dans le Jura bernois, nous recevons l’agronome neuchâtelois Pascal Olivier, responsable de l’antenne romande de Bio Suisse à Lausanne. Les Suisses ont consacré CHF 360 par habitant, en 2018, à une alimentation bio, contre CHF 320 un an plus tôt. Le chiffre d’affaires annuel de l’alimentation bio a dépassé pour la première fois les trois milliards de francs l’an dernier. Une tendance amorcée aux Reussilles dans les années 1990, comme nous l’explique le fromager Hans-Peter Furrer.